Bienvenue chez La Poof

Bonjour à tous !

Ce blog contient principalement mes lectures, mes films et animes, mes musiques. Comme j'ai du mal à être objective quand quelque chose ne me plait pas, vous y trouverez principalement ce qui m'a plu. J'y parle également de quelques évènements (principalement autour de la BD) et parfois je m'égare sur un sujet hors cadre qui m'a attiré.

Votre regard m'intéresse, aussi n'hésitez pas à laisser des commentaires. J'y répondrai soyez en sûr (même si vous ne voyez pas apparaître mes réponses sur la droite)

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Bonne lecture !

ames-croiseesAu détour d'un rayon, j'ai découvert avec une joie gourmande le tout dernier Bottero, Les âmes croisées. Je l'ai repéré de loin, le style de sa couverture ne laissait aucun doute, les livres de Bottero étant tous illustrés par le même dessinateur, Gilles Francescano.

C'est que je lis cet auteur depuis que j'ai mis la main sur Ewilan. J'ai même un bouquin dédicacé au détour d'une improbable rencontre au salon du livre de Mouans Sartoux. Je me souviens d'un homme affable, intimidé et un rien étonné, lui qui est classé dans la littérature jeunesse, de dédicacer son livre à une adulte, alors que celle-ci était affublée de trois gamines excitées.

« C'est pour … ? »

« Pour, moi »

« Ah ? »

« Non, mais ma grande est trop jeune encore. Les « gros » livres lui font encore un peu peur. »

« Il ne faut pas les forcer. La mienne qui voulait à tout prix lire le livre de papa, l'a commencé trop tôt et n'a jamais réussi à aller au bout. »

Peut-être pour ses personnages, peut-être pour leurs aventures, j'ai aimé chacun de ses livres qui me sont tombés sous la main.

La quête d'Ewilan et sa suite les mondes d'Ewilan tout d'abord, dont je vous avais déjà parlé, ainsi que Le pacte des Marchombres. Ces trois trilogies sont issues du même monde. La dernière revient sur la vie de l'un des personnages secondaires des deux premiers opus, Ellana.

L'autre, ensuite, dont l'action se situe dans notre monde mais qui fait un pont avec le monde d'Ewilan. Et enfin les âmes croisées, qui s'il peut être lu de manière totalement autonome, était manifestement conçu pour avoir une suite.

Des livres jeunesses, indéniablement, mais avec de bonnes idées, dans un monde cohérent et que j'apprécie d'autant plus qu'ils mettent souvent en scènes des héroïnes jeunes, fortes, indépendantes, tenaces, libres... Des livres que j'espère voir entre les mains de mes gonzesses un jour. Avoir lui-même deux filles aura peut-être guidé sa plume.

La jeune Nawel fait partie des Perles. Bientôt aura lieu la cérémonie d'intronisation qui lui permettra de revêtir la Robe de sa future fonction. Seules les hautes tâches sont dévolues aux Robes. La multitude des Cendres s'occupe quant à elle des basses besognes. Nawel est déjà presque sûre de savoir quel avenir choisir.

La lecture des Âmes croisées amène une réflexion sur les conséquences de ses actes, l'émancipation, le libre arbitre. Elle laisse supposer une suite, et un cross-over, probablement avec L'Autre, du moins c'est l'impression que le livre m'a laissé.

Toutefois, nous ne connaitrons jamais la suite des aventures de Nawel, sauf à les imaginer nous même. Pierre Bottero est décédé en novembre dernier, dans un accident de moto. Moi qui ne sourcille jamais au décès des célébrités, je suis restée atterrée en lisant la note de l'éditeur. Je me suis sentie blêmir en plein Carrouf et j'ai mis plusieurs jours à m'en remettre. En fait je ne m'en suis pas encore remis je crois. Peut-être parce que je l'avais rencontré. Peut-être parce que ses livres ont souvent fait écho en moi pour l'esprit qui y transparait, une certaine vision de la vie, pleine d'humanité et d'équilibre.

Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /2010 21:42
- Par La Poof - Communauté : Littérature Jeunesse - Publié dans : Livramôme - Livres et albums jeunesse
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elantris chuteelantris rédemptionChute et Rédemption de Brandon Sanderson

D'habitude je ne prête que peu de cas aux éloges de la quatrième de couv'. Ce n'est en général rien de plus que de la propagande publicitaire. Il se trouve toujours quelqu'un pour avoir apprécié un bouquin et si ce n'est le cas on en trouve un autre qui voudra faire parler de lui par éloge interposée. Plus la personne est célèbre, plus elle est en rapport avec le sujet supposé du livre (elle ou son activité) et plus le livre a des chances de "marcher". Marketing quand tu nous tiens.

D'habitude... Sauf que dans le cas présent, la petite phrase élogieuse émane de Orson Scott Card, auteur faut-il le rappeler de La stratégie Ender, en bonne place dans mon top 10 des bouquins de SF, l'un des tout meilleurs de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent selon moi.

J'ai donc cédé à l'appel des sirènes. Ce n'est pas que je le regrette mais... je ne sais pas. Pour le coup je m'attendais à mieux. C'est qu'on m'avait vendu "Le meilleur roman de fantasy de ces dernières années". Hmmpfff. Comme quoi trop d'éloges tue parfois. 

Ceci dit Elantris n'est pas un mauvais roman. C'est même un bon bouquin, bien amené, avec des personnages aux personnalités complexes, un monde intéressant et des péripéties amusantes. Alors au fond qu'est-ce que je lui reproche ? Je sais pas trop... il lui manque quelque chose pour laisser une vrai trace dans ma mémoire. Je sais déjà que je l'aurai bientôt oublié ... et sans doute revendu.
Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 14:16
- Par La Poof - Publié dans : Côté bouquins
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droit-du-sol-copie-1.jpgDe retour sous les tropiques, je furète partout pour trouver quelques livres ou BD à me mettre sous la dent. La Guadeloupe n'est pas Maurice et il y a plus de matière ici, même si on est loin de la profusion des FNAC métropolitaines. Un bon point pour mes trois ans à venir.

Ce qui est amusant quand on voyage, c'est qu'on trouve parfois des ouvrages qu'on ne remarquerait pas en métropole. Ainsi, je suis tombée sur "Droit du sol", un roman graphique sur Mayotte et ses dérives, bien en évidence au milieu d'autres titres sur la condition des noirs en plein Carrefour-DrestreLand. A Maurice, il y avait un rayon entier de témoignages de femmes indiennes traitant de la difficulté de leur condition. A chaque région ses préoccupations.
Petite parenthèse, j'ai eu celui-ci à 27.60 €, contre 24 € officiellement (sûrement un peu moins sur Amazon ou à la FNAC), soit +15%. Je vais essayer de donner à partir de maintenant les prix d'achats auxquels je trouve les bouquins ici en Guadeloupe comme comparatif avec les prix métropolitains.

"Droit du sol" est écrit par un médecin ORL vivant à la Réunion, Charles Masson, qui connait bien le problème de Mayotte. Cet auteur n'en est pas à son coup d'essai, mais je ne le connaissais pas du tout. Je ne me souviens  d'ailleurs même pas d'avoir croisé un de ses ouvrages au détour d'un rayon.

Ce pavé de plus de 400 planches retrace les chemins croisés de quelques personnages, des blancs, métros arrivés ici avec chacun dans leurs bagages leurs histoires personnelles, leurs espoirs, leurs dérives et leurs certitudes et les noirs, locaux aux prises avec les difficultés de la vie à Mayotte et les clandestins ayant tout risqué, jusqu'à leur vie même, eux qui ne savent pas nager, en traversant depuis les Comores sur les Kwassas, frêles esquifs surchargés et tentant désespérément d'obtenir des papiers, quitte à tenter la traversée en fin de grossesse pour obtenir le « droit du sol » pour leurs enfants.


L'écriture est sans concession et fait feu de tout bois. Lâches, pervers, gendarmes, musulmans, politiciens locaux véreux, déceptions des quelques personnes tentant encore de sauver quelque chose, profiteurs de misère humaine, politique nationale et son cortège de lois accentuant les difficultés, racisme latent ou déclaré de tous envers les clandestins... Tout y est épinglé. Et si la place y reste pour quelques espoirs, on ressort de la lecture le front barré d'un lointain malaise et on comprend pourquoi ceux qui revenaient de Mayotte avaient une ombre dans le regard.

Et pourtant... ce livre reste cruellement « politiquement correct ».


Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 16:32
- Par La Poof - Publié dans : Côté bulles
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