droit-du-sol-copie-1.jpgDe retour sous les tropiques, je furète partout pour trouver quelques livres ou BD à me mettre sous la dent. La Guadeloupe n'est pas Maurice et il y a plus de matière ici, même si on est loin de la profusion des FNAC métropolitaines. Un bon point pour mes trois ans à venir.

Ce qui est amusant quand on voyage, c'est qu'on trouve parfois des ouvrages qu'on ne remarquerait pas en métropole. Ainsi, je suis tombée sur "Droit du sol", un roman graphique sur Mayotte et ses dérives, bien en évidence au milieu d'autres titres sur la condition des noirs en plein Carrefour-DrestreLand. A Maurice, il y avait un rayon entier de témoignages de femmes indiennes traitant de la difficulté de leur condition. A chaque région ses préoccupations.
Petite parenthèse, j'ai eu celui-ci à 27.60 €, contre 24 € officiellement (sûrement un peu moins sur Amazon ou à la FNAC), soit +15%. Je vais essayer de donner à partir de maintenant les prix d'achats auxquels je trouve les bouquins ici en Guadeloupe comme comparatif avec les prix métropolitains.

"Droit du sol" est écrit par un médecin ORL vivant à la Réunion, Charles Masson, qui connait bien le problème de Mayotte. Cet auteur n'en est pas à son coup d'essai, mais je ne le connaissais pas du tout. Je ne me souviens  d'ailleurs même pas d'avoir croisé un de ses ouvrages au détour d'un rayon.

Ce pavé de plus de 400 planches retrace les chemins croisés de quelques personnages, des blancs, métros arrivés ici avec chacun dans leurs bagages leurs histoires personnelles, leurs espoirs, leurs dérives et leurs certitudes et les noirs, locaux aux prises avec les difficultés de la vie à Mayotte et les clandestins ayant tout risqué, jusqu'à leur vie même, eux qui ne savent pas nager, en traversant depuis les Comores sur les Kwassas, frêles esquifs surchargés et tentant désespérément d'obtenir des papiers, quitte à tenter la traversée en fin de grossesse pour obtenir le « droit du sol » pour leurs enfants.


L'écriture est sans concession et fait feu de tout bois. Lâches, pervers, gendarmes, musulmans, politiciens locaux véreux, déceptions des quelques personnes tentant encore de sauver quelque chose, profiteurs de misère humaine, politique nationale et son cortège de lois accentuant les difficultés, racisme latent ou déclaré de tous envers les clandestins... Tout y est épinglé. Et si la place y reste pour quelques espoirs, on ressort de la lecture le front barré d'un lointain malaise et on comprend pourquoi ceux qui revenaient de Mayotte avaient une ombre dans le regard.

Et pourtant... ce livre reste cruellement « politiquement correct ».


Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 16:32
- Par La Poof - Publié dans : Côté bulles
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Info ou intox ?
Les téléphones seraient équipés pour pouvoir être utilisés comme mouchards par les services généraux.

On savait déjà qu'ils étaient faciles à localiser. On se doutait que les conversations pouvaient être tracées, écoutées. Mais là on nous a parlé d'un truc surréaliste : même éteint, un portable pourrait être programmé en micro d'ambiance à notre insu et permettre l'écoute des conversations.
C'est L. un ex grand ponte d'un gros fabriquant de téléphone qui nous l'a affirmé au détour d'un barbecue il y a quelque temps. Il avait l'air très sûr de lui. Pourtant j'ai du mal à comprendre comment ça pourrait marcher techniquement parlant.
S'est-il moqué de notre crédulité ?

Quoi qu'il en soit, il faudrait encore avoir identifié les téléphones des personnes qu'on souhaite espionner. James Bond a encore du boulot.
Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 07:05
- Par La Poof - Publié dans : Ca se passe près de chez vous
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dans la catégorie manga, je voudrais les Shojo, entendez par là "manga pour filles".

En voici deux qui suivent à peu près le même schéma.
L'intrigue se passe au lycée. L'histoire débute en première année et nous suivons les personnages juqu'à leur sortie du lycée. La trame de fond n'est pas la scolarité, on s'en doute, mais bien les amourettes qui se nouent entre les personnages et plus particulièrement deux d'entre eux. De vacances en fêtes incontournables (Noël, la St Valentin, ...), on égrenne le rythme de la scolarité nippone avec ses kermesses et ses festivals, tout en démélant les noeuds de ces amours naissantes.
Les premiers regards, les déclarations, le premier baiser, les ex qui font de l'ombre, les petites et grandes trahisons, les ruptures et réconciliations, tout y passe...

Au début, je me disais que la jeunesse nippone devait être bien naïve si ça se passait comme ça, mais en y repensant, je n'étais pas bien dégourdie non plus au lycée...
Bref, deux mangas, un peu mielleux certes, mais souvent drôles et qui plairont aux filles (enfin surtout aux collégiennes).

Bokura ga ita

auteur du manga Yüki Obata
26 épisodes

Yano Motoharu est le genre de garçon qui rayonne, celui que tout le monde trouve drôle, celui que tout le monde adore. Impertinent et toujours plein d'entrain, il fait des ravages dans les coeurs des filles et Nanami, fraiche et naïve élève de sa classe, ne tarde pas à faire partie des victimes. Et pourtant Yano a un douloureux secret enfermé au fond de lui.

Le personnage de Nanami est un peu trop  comment dire... gentil à mon goût et la trame de fond trop compliquée pour être crédible (enfin je trouve), mais il y a de bons passages très drôles et des situations parfois très pertinentes dans le positionnement garçon / fille.

Lovely complex

auteur du manga Aya Nakahara
24 épisodes

Otani et Koizumi sont rapidement surnomés All Hanshin Kyojin par leur prof principal en référence à un duo de comiques japonais dont l'un est très grand et l'autre petit. Grande, Koizumi l'a toujours été et cela lui a toujours posé des problèmes. Lui aussi complexé par ses 1m56, Otani a développé un solide sens de la répartie. Gêné l'un par l'autre, ils se cherchent régulièrement, jusqu'au jour où Koizumi tombe amoureuse d'un nouveau. Otani qui a des vues sur une des copines de Koizumi échaffaude alors un plan pour favoriser les rencontres.

Cette série  traite principalement du complexe de taille de ces deux-là et joue beaucoup sur la répartie des deux personnages principaux.  L'intrigue est très bien construite, rapide et sans complications inutiles.
Il semblerait que le manga (15 tomes au Japon - 13 en France chez Delcourt) ne soit pas terminé alors que la série finit à l'épisode 24.
On peut noter que ce manga a été primé deux fois : élu meilleur shojo de l'année en 2004 aux Shogakukab Manga Awards et deuxième prix de la meilleure nouveauté 2007 de l'Anime Grand Prix du magazine Animeland en 2008.
Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 08:22
- Par La Poof - Communauté : autour de la BD - Publié dans : Côté animes
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés