Côté bulles


Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /2006 16:11
Laissez moi vous présenter un polar fort sympathique dont l'action se situe dans l'Amérique des années 50. Un décors typique pour ce type d'intrigue, somme toute assez classique, de gangster, de braquage, de trahisons et d'appât du gain. Mais une narration assez originale, pleine d'aller-retour dans la chronologie du récit, vient soutenir le tout dans quatre tomes qui focalisent chacun sur un personnage clé.

Le Poisson-clown relate les mésaventures de Happy, jeune bouseux de Henrietta, Oklahoma, venu rejoindre son grand frère Chas à Denver. Happy est nerveux et peu sûr de reconnaître son frère tant il y a longtemps que celui-ci est parti de la ferme familiale. Il est quelque peu surpris quand, à la descente du bus, il le trouve adossé à une superbe décapotable. Mais comme le lui dit Chas bientôt, il n'est pas au bout de ses surprises...

Le poisson-clown est la seule BD signé Chauvel et Simon que j'ai jamais lue
. Ils ont travaillé plusieurs fois ensemble pourtant (Rails, Popotka) et Chauvel a signé un grand nombre de titres dont notament Quaterback et Arthur.
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /2006 09:20
Dans la série science-fiction, à la limite de la fantaisie parfois, vous avez Slhoka, une BD très agréable à lire qui n'est pas sans rappeler Lanfeust graphiquement parlant. C'est rigolo parce que Floch, le dessinateur, a travaillé ensuite avec Arleston sur les Naufragés d'Ythaq.

Il s'
associe ici à Godderidge dans une série de quête typique, où le héros, Slhoka, devra sauver le monde et l'harmonie, du chaos.

En mission au dessus de l'archipel des Lemprices, deux pilotes de l'Okrane, victimes d'une avarie, sont contraints d'attérir en catastrophe. A peine posés, ils sont attaqués par un dronkrill, sorte d'énorme serpent à gueule de tyrannosaure et sont sauvés in-extremis par le peuple de l'île, les Dorés. Ils découvrent alors un havre de paix au milieu de la guerre sans merci que se livrent depuis trop longtemps l'Okrane et la Zeïde.

Si l'idée de base est assez classique, le scénario possède quelques qualités et rebondissements intéressants. Dommage que Floch travaille actuellement sur autre chose, parce qu'on reste sur sa faim dans ce 3ième tome. En espérant que le 4ième volet verra le jour...

© Godderidge - Floch - Soleil 2001-2004
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Vendredi 2 juin 2006 5 02 /06 /2006 20:26
Je n'ai que très peu de BD classées humour, mais parmis elles, s'il y en a qui me font toujours rire, ce sont bien mes Calvin et Hobbes. Sans doute parce que j'y retrouve quelque chose de mes filles (une en particulier ? he he :).

Calvin et Hobbes relate les aventures délirantes d'un petit garçon complètement schizo,
Calvin, et de son inséparable tigre en peluche, Hobbes. Calvin passe ses journées à se faire des films dans lesquels Hobbes prend vie et il a bien du mal à revenir dans la réalité étriquée des adultes, d'autant que ces derniers ne sont guère compréhensifs face à ses explications pour le moins farfelues.

Tout un programme qu'on retrouve dès le titre : En avant, tête de thon !, Que fait la police ?, Allez, on se tire !, Enfin seuls !... Plus 20 de albums dont chacun se lit séparément, cela va sans dire.

Estimant en avoir fait le tour, Bill Watterson a décidé de stopper la série fin 95 (le 31 décembre), soit dix ans après son lancement.
 
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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /2006 10:53
Depuis peu dans les bacs, Angela est une histoire complète de type western très sympa.
Connu pour être l'un des dessinateurs d'Aquablue, Vatine avait déjà travaillé sur les scénarii de Pink Planet et Tao Bang. Il s'associe ici à Pecqueur dans une histoire très wild west sur fond de holdup.

Après la mort de son mari, la mère d'Angela décide de rejoindre avec sa fille son premier amour sur sa concession minière. Mais le travail de chercheur d'or est dur et n'apporte que rarement les pépites tant attendues.

Des personnages forts, attachants, des enchaînements de récit qui donnent du rythme, un scénario intéressant, un graphisme qui personnellement me plaît beaucoup, cette BD a bien des atouts pour vous séduire.

© Vatine - Pecqueur - Delcourt - 2006
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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /2006 08:42
Si je n'avais pas croisé Tony Corso sur un salon, je ne l'aurais peut-être même pas ouvert. Il faut dire que Berlion était venu avec son coloriste, Favrelle, lequel était venu avec ... son aérographe !

Alors forcément, face à un rendu aussi spectaculaire
(jugez plutôt), la file des dédicaces n'a guère désempli de la journée tant les candidats étaient nombreux. Et moi, et moi, et moi ....

Berlion et Favrelle, très content de leur coup il faut le dire :), ont bossé jusqu'à l'épuisement, très sérieusement malgré les fous rires au milieu desquels ils sont tout de même arrivés à discuter le coup.

J'ai donc appris plein de petites choses. Ca a démarré quand Berlion m'a posé la sempiternelle question "Vous voulez quoi ?" à laquelle, je ne sais jamais que répondre n'ayant pas lu la BD la plupart du temps.
"Ben euh, ce que vous voulez"
"Ah ... J'aime pas quand on me dit ça"
"...?? "
"Ben oui, en fait, la dernière fois qu'on m'a répondu ça, j'ai fait une sorcière et la femme m'a rétorqué "c'est ce que je vous inspire, ben bravo !""

he he he oui évidemment. Bon. Moi je n'aurai pas été contre une sorcière, après tout on inspire ce qu'on peut (c'est justement ça qui est drôle, je trouve). J'ai eu droit au beau gosse de l'histoire... c'est bien aussi :)

Et puis on a dérivé sur les dédicaces dans les centres commerciaux, expérience que Berlion ne renouvellera pas de si tôt, tant il a apprécié d'être le centre de l'attention suspicieuse des clients qui se demandaient bien qui était ce zigoto, avec sa petite table et tous ses crayons. J'image assez bien la scène "Pardon monsieur, les filtres à café s'il vous plait ?" "euh !?"

Enfin, j'ai appris que Berlion avait emprunté le prénom de son personnage à un agent immobilier et que de nombreux hommes sur la Côte trouvent qu'il leur ressemble. Ils sont pas de la gueule par ici lol. Personnellement, je trouve que Tony ressemble un peu à Berlion, lui même assez beau gosse, mais bon.

Tony Corso est un privé qui travaille à St Tropez et a pour clientèle la Jet Set de la Côte d'Azur.
De tome en tome, on suit ses "affaires". Il est très bien introduit dans le milieu, habite les dépendances d'une somptueuse villa qui appartient à un ami un peu snob versé dans la peinture et doit sa carrière aux recommendations de sa première cliente, une joueuse invétérée et quelque peu volage sur le retour.

En fait, il me fait beaucoup penser à Magnum. Peut-être aussi à cause des chemises à fleurs ou encore à cause du ton, très léger, sans prétention. En tout cas, ça se laisse lire sans aucun doute...

Il faut dire que j'aimais beaucoup Magnum :D.

© Berlion - Favrelle - Dargaud - 2004 - 2006
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