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Eh bien voilà, je voulais emmener mes grandes voir Nanny Mc Phee ce matin mais entre la punition de l'une et ce f.... changement d'heure, fourbe il faut bien le dire, j'ai raté mon coup. Je me suis fait avoir sur ce coup là. Enfin, j'aurai tout de même vu Pompoko hier avec ma pitchoune.
Pompoko retrace la lutte des tanukis contre l'urbanisation galopante de Tokyo. Sorte de canidés ressemblants à des ratons laveurs, les tanukis sont des êtres paisibles qui vivent tranquillement aux côtés des humains et ils ne réalisent que tardivement l'invasion de ceux-ci dans leur forêt. Il tiennent alors conseil pour décider de ce qu'il convient de faire. Ayant une forte propention à l'indolence et à la fête, ils sont assez désorganisés mais ont tout de même un atout majeur : ils maîtrisent Le Grand Art de la Métamorphose.
Le propos est écologique, donc, mais de manière sobre et imagée, comme souvent dans les animations japonaises. C'est un film qui peut être vu à plusieurs niveaux. Ma fille (3 ans) était assez attentive même si elle a trouvé un peu long (1h55, au bout de 1h20, elle a commencé à "remuer"). C'était pourtant plutôt vivant, parfois un peu décousu peut-être. Le film a été réalisé en 1994 par Isao Takahata, plus connu pour Le tombeau des lucioles et par les studios Ghibli qui régulièrement font la pige à Grandes Oreilles dans le box office des films d'animation.
En parlant des studios Ghibli, il y a de nombreuses références au folkore japonais dans Pompoko, des
références que j'avais déjà rencontrées dans Le voyage de Chihiro et qui apportent une dimension culturelle supplémentaire, même si
elle reste obscure. Et à ce propos : c'est quoi cette tête bondissante ?