Jeudi 15 janvier 2009
4
15
/01
/Jan
/2009
05:38
On peut
difficilement aller au Japon sans parler d'Amélie Nothomb.
Les deux ouvrages de la demoiselle qui m'ont le plus diverti sont sans nul doute Stupeur et tremblements et Ni d'Eve Ni
d'Adam. Dans le premier, elle parle de son expérience professionnelle pendant son séjour au Japon, et dans le second, de son expérience personnelle (et
amoureuse) au même moment.
Je me devais d'en parler avec mon hôte, mon beau-frère, qui vit et travaille au Japon depuis 9 ans, aussi bien intégré qu'on puisse l'être en pays étranger.
Et bien, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'aime pas Nothomb 
En fait, d'après lui, l'ensemble des français en expat au Japon ne l'aime pas.
" Elle raconte n'importe quoi. "
hmmm
Mais alors, ces deux livres seraient à caractère autobiographique mais (fortement) romancés ? ...
Moi qui croyais que l'histoire était vraie. On vit parfois des trucs
invraissemblables, alors pourquoi pas ? Une bonne touche d'humour et d'autodérision par dessus, une écriture sans faille, un rien corrosive et on obtient assurément un bon roman... Savoir qu'il
n'en est peut-être rien me navre un peu.
Effectivement, renseignements pris sur Wikipédia, Stupeur et tremblements est "un roman revendiqué
autobiographique" dans lequel elle "romance" son expérience...
Pour ce qui est de Ni d'Eve Ni d'Adam, aucun doute, c'est du roman
inspiré de sa vie personnelle.
Mais bon, ces deux ouvrages m'auront tout de même fait beaucoup rire.
Dans un tout autre genre,
Le fait du prince m'a fait déliré.
J'ai choisi ce livre à cause du titre. Il faut reconnaitre à Nothomb qu'elle a des titres assez accrocheurs. Mais je me méfie un peu de ses ouvrages parce que certains me sont restés
abscons.
En tout cas celui-là m'a attiré inexorablement et je ne regrette pas de l'avoir acheté.
Il m'a fait déliré parce qu'il est de la même veine (quoique mieux écrit il est vrai, tout le monde ne s'appelle pas Nothomb tout de même) que le roman que
mon homme corrige en ce moment. A savoir : un brin de surréalisme teinté de réflexion sur la vie et ses revirements.
J'ai adoré. Il fait partie de mon top trois des livres de Nothomb pour le moment. Je suis loin d'avoir tout lu ceci dit.
Le saviez-vous ? Elle écrit chaque année plusieurs romans (J'écris 3,7 romans par an, c'est un rythme, je l'ai constaté après coup.) et en édite un. Une poire pour la soif ? Apparemment non. Ce sont des ouvrages trop mauvais (selon ses propres dires) ou trop personnel (selon d'autres sources) pour qu'elle
souhaite les éditer.
Par La Poof
-
Publié dans : Côté bouquins
2
Exemple de passage d'un de ses bouquins, racontant une fois où elle avait failli se noyer au Japon:
"Quand mes yeux sortaient de la mer, je voyais la plage qui me paraissait si loin, mes parents qui siestaient, et des gens qui m'observaient sans bouger, fidèles au vieux principe nippon de ne jamais sauver la vie de quiconque, car ce serait le contraindre à une gratitude trop grande pour lui............Les spectateurs nippons respectèrent leur règle de non-intervention jusqu'à ne pas prévenir les auteurs de mes jours. Et je les regardai me regarder mourir avec attention."
C'est pas charmant?
Un fil d'un forum qui donne plusieurs points de vue sur cette gourde (4 pages, la citation ci-dessus en est tirée):
http://france-japon.net/forumjapon/viewtopic.php?f=66&t=1731
Parce que je comprendrais que les japonais ne la porte pas dans leur coeur en regard de cette citation
C'est vrai qu'elle a une écriture assassine (quel que soit le roman). C'est un peu sa marque de fabrique je trouve. Mais le plus gênant, c'est surtout, comme ils en parlent dans le forum, que beaucoup de français prennent ça pour argent comptant (moi la première, j'avoue, honte à moi). Et le pire du pire c'est peut-être que ce qu'elle fait encore de mieux se sont ces pseudo biographies...
J'aurai un regard plus critique sur mon prochain roman d'elle en tout cas, probablement Métaphysique des tubes
Ceci dit, elle n'a pas l'air d'être très connue par le japonais moyen.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont assez fair play. Je ne sais pas comment les français prendraient un tel roman à leur encontre.