Partager l'article ! Le sourire du clown: Une série en trois tomes finie qui met en scène la vie d'une cité, ses habitants, ses espoirs, sa violence, so ...
Une série en trois tomes finie qui met en scène la vie d'une cité, ses habitants, ses espoirs, sa violence, son amertume, ses rires, son curé, ses imams, le tout sur fond d'enquête autour d'un meurtre, celui de Groko, simple clown qui rêvait de changer le quotidien de la cité par le biais de l'humour et du rire.
J'avais de mémoire placé l'action dans une cité du Sud, ma région d'adoption, mais en vérité, ce n'est sans doute pas précisé. Qu'elles soient du nord ou du sud, les cités doivent à ce point se ressembler qu'on peut s'identifier sans mal à cette BD.
Brunschwig et Hirn avaient déjà collaboré sur Le pouvoir
des innocents, assez proche du Sourire du Clown par bien des aspects. L'intrigue, si elle contient sa part de péripéties, s'appuie en grande partie sur la psychologie
des personnages. On joue ici sur les travers de l'humain, de sa
cruauté à sa générosité, et sur les situations qui en découlent. L'intrigue
est très bien ficelée. L'ensemble forme un triptyque très cohérent et construit un peu comme un polar. Le dessin
est très réaliste, avec une colorisation assez douce qui fait contrepoint aux émotions souvent fortes des protagonistes. S'il ne joue pas sur les découpages autant que les BD d'action de type
comics ou manga, il n'en reste pas moins très dynamique.
1994. Dans la cité des Hauts Vents, Groko et Clock s'affairent près de leur
roulotte. Malgré l'heure matinale, le petit Djin leur tourne autour comme chaque jour. Il est fasciné par Groko et son flot continu d'humour. Avisant une trompette, Djin essaye de souffler
dedans. Groko lui explique alors avec force mimique comment positionner ses lèvres. C'est dans cette posture équivoque que les surprend la mère de Djin.
Malgré son titre, mais on s'en doutait au vu des visages sur les couvertures, magnifiques au demeurant, ce n'est pas une BD très drôle. Personnellement, j'aime beaucoup ces histoires sombres qui forment un tableau des humeurs et des moeurs.
B comme Brunschwig