Côté bouquins

Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 15:31

Des nouvelles du TibbarJe l'ai donc finalement bien reçu, ce livre gagné grâce au Masse Critique des littératures de l'imaginaire ! Et lu également, assez vite du reste. Ce qui a pris le plus de temps, c'est l'intervalle entre l'envoi par l'éditeur et l'arrivée finale du livre. Voici donc, vite, vite, ma part du marché, LA critique que vous attendez tous en cette fin d'année, je n'en doute pas. ;)

 

Le ton est donné dans le titre, ce recueil de nouvelles de fantasy n'est pas sérieux. Chacune des histoires est assaisonnée, parfois copieusement, d'une pointe d'humour servie notamment par d'incessants jeux de langage. 


Ici, point de héros au sourire éclatant, point de guerrier invincible ou de magicien surpuissant. Des passagers de bus, un tavernier, une vigilante, un voleur apeuré, un dieu-tomate, de riches épicuriens et d'autres plus étonnants encore sont les personnages volontaires ou non de ces moments d'histoire du Tibbar Occidental. L'auteur nous fait découvrir à travers ces chroniques un monde où règne la Basse et la Haute Magie, un monde que parcourent des êtres et des créatures étonnants, un monde rempli de dangers inattendus et souvent fatals.


La créativité de l'auteur est foisonnante et les récits sont enrichis de documents en tout genre, les inévitables cartes, mais aussi horaires de bus, page d'almanach, diplôme de magie, etc, donnant une certaine consistance au Tibbar. Malheureusement au début, la surabondance d'éléments de fantasy, sans explication outre mesure, noie un peu le lecteur, m'a noyé en tout cas, moi dont l'imagination n'est pas aussi vive et dont la fatigue chronique, abêtissante, m'a sans doute empêché de profiter des jeux de mots et références à leur juste valeur. C'est dommage car les nouvelles sont bien tournées, avec des chutes intéressantes et ce monde, indéniablement riche, gagnerait à être déployé et détaillé plus avant. La lecture est toutefois de plus en plus aisée, un peu comme si on s'habituait à un patois local et les dernières nouvelles m'ont paru d'un abord plus facile et le monde décrit de plus en plus intéressant.


Un ouvrage intéressant en tout cas, de par son originalité, tant au niveau du fond qu'au niveau de la forme, un genre dans le genre pourrait-on dire. A découvrir.

Par La Poof - Publié dans : Côté bouquins - Communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 18:59

cuisine-magique-des-fees-et-des-sorcieres.jpgEnfin ! Je viens de recevoir ce livre que j'ai longtemps cherché ! Je l'ai croisé pour la première fois dans un endroit inattendu : les toilettes d'un bon petit restaurant d'Antibes. Une rencontre que je n'ai pu oublier, du coup. Il arrive à point nommé pour la saison.


Au milieu de récits et contes du pays des fées et des sorcières, ce livre propose moult recettes pas comme les autres pour préparer banquets et sabbats tout au long de l'année qui, comme chaque lutin ou farfadet le sait, commence à l'équinoxe de printemps.


Certains ingrédients seront sans doute difficiles à se procurer, mais moyennant un peu de courage et d'obstination, on pourra déguster des Figues des Nains du Verger Rôties à la Crème, les Boudins Blancs de la Sorcière Trottevieille, ou encore un Tian de Pissenlits à la Cendrillon accompagnés de du Sirop de Pétales de Coquelicot du Petit Chaperon Rouge ou de Champagne de Violettes de Merlin et Viviane...


Pour Halloween, on essayera la Soupe de Potiron de la Fée Carabosse, la Tourte de Courge du Château de la Belle et de la Bête, avec pour finir un Crumble Démoniaque au Potimarron.


Un vrai livre de recettes à ne pas prendre au pied de la lettre, sous peine de trouver dans son assiette du lézard ou du hérisson agrémentés de pattes d'araignée, mais qui propose d'utiliser des ingrédients peu courants comme le pissenlit ou les pétales de coquelicot et de violettes.

Par La Poof - Publié dans : Côté bouquins
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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 10:27

amelie-nothomb-une-forme-de-vie.jpgAmélie Nothomb soulève toujours en moi une quantité d'émotions contradictoires : un petit goût de déloyauté (désolée Seb), l'espoir de trouver quelques unes de ces petites phrases assassines qui me font tellement rire, la crainte de me perdre dans un texte trop littéraire pour les deux neurones qu'il me reste, la peur de la déception après avoir lu d'elle autant de romans qui m'ont plu que de romans qui m'ont déplu... Du coup, je reste toujours dans l'expectative face à ses nouvelles sorties.

Acheter ? Ignorer superbement ? Non, ça je ne peux décidément pas. Voyons voir la quatrième de couv... 

Et là le piège se referme, car la bougresse, à moins que ce ne soit son éditeur, a le sens de l'accroche. Une seule minuscule petite phrase et vous vous retrouvez à lire le premier chapitre voire plus, bouchant éhontément le passage en pleine cohue de la rentrée.

Voilà à peu près comment j'en suis venue à acheté Une forme de vie, la toute dernière autofiction de la demoiselle. Je trouve que ça lui va bien la demoiselle. Un rien désuet, avec un petit côté bien éduqué, un peu rêveur, à fleur de peau, pouvant devenir cinglant... Je m'égare. 

Une forme de vie est un récit à forte tendance épistolaire, un genre que, personnellement, j'aime assez.

Tout commence lorsque Fictive-Amélie reçoit une lettre d'un appelé en Irack, missive à laquelle elle décide de répondre (ce que fait, semble-t-il, assez souvent, véritablement Vrai-Amélie), engageant ainsi une correspondance inattendue avec un soldat souffrant d'une maladie à la mode, l'obésité.

Prétexte est bon pour parler à la fois de la guerre, de la situation socio-politique américaine, des épîtres et de leurs aficionados, mais surtout, c'est le thème, repris par le titre, de l'obésité. 


Si les enrobés peuvent susciter de la sympathie, les obèses sont haïs, c'est comme ça.


Au delà de l'intrigue, qui n'en est pas vraiment une, Amélie Nothomb distille quelques ressentis très percutants et très vrais sur cet embarrassant problème, même si certaines trouvailles m'ont semblé farfelues voire déplacées. Jugez plutôt.

[...] on ne dira jamais assez le calvaire de l'obèse. Les esclaves qui ont bâti les pyramides n'étaient pas si chargés que moi qui ne peux déposer mon fardeau à aucun instant.

[...]

 La vérité, c'est que nous sommes les pires junkies de la terre. 

[...]

L'obésité est une maladie. Quand quelqu'un a le cancer, personne n'est assez impudent pour lui suggérer le dépassement de soi.

 

Oui, la bouffe est une drogue. Les accros du chocolat, dont je suis, le savent, eux qui deviennent nerveux quand ils n'ont pas leur dose régulièrement. Une drogue, dont on ne peut raisonnablement se passer si on veut vivre, mais dont il faudrait à tout prix endiguer l'addiction. Vu comme ça, c'est un peu délicat à mettre en place, n'en déplaise à Dukan. Peut-être que les mangeurs d'ersatz protéiné ont tout compris finalement. Ne dit-on pas à un alcoolique qu'il ne pourra plus jamais toucher une goutte d'alcool sous peine de replonger ? Mais je m'égare encore...

Une forme de vie est un roman qui fourmille de points de vue et d'idées sur tout un tas de thèmes. J'en ai listé quelques uns, mais on pourrait sans doute en trouver d'autres. Il est beaucoup plus engagé que Le fait du prince (qui m'a bien plu) ou Peplum (que je n'ai pas aimé du tout), même si, dans chacun de ses romans, Amélie Nothomb aime à apporter son regard si personnel .

Juste pour dire, je m'étais promis de ne plus présenter de livre d'Amélie Nothomb ici.

Pourquoi ? Parce que cette auteur déplait fortement à mon beau-frère et que j'adore mon beau-frère. Alors pourquoi mettre sous son nez virtuel ces lectures honnies quand je peux me contenter de les bouquiner en douce à douze fuseaux horaires du réel appendice ?

Ceci dit, Une forme de vie touche un sujet sensible. Pour le coup, j'ai eu envie d'en parler. Et puis je viens de voir une petite vidéo d'elle expliquant la genèse de ce dernier roman aux Bibliothèques Idéales de Strasbourg que je trouve intéressante à partager.


 

 

Amélie Nothomb
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Par La Poof - Publié dans : Côté bouquins
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 20:49

Des Nouvelles du Tibbar LaPoof que je suis a postulé, sans grand espoir, à Masse Critique. Cet évènement, organisé par Babelio, permet à quelques chroniqueurs sélectionnés sur leurs critiques de recevoir un ouvrage en échange d'une critique justement, bonne ou mauvaise, c'est le jeu, à fournir dans le mois suivant la réception du livre.

Pourquoi sans grand espoir ? Et bien parce que je n'ai encore posté aucune critique sur Babelio, que je n'en poste que peu, très peu, depuis longtemps, trop longtemps sur ce blog. 

Mais pour moi qui rêve de devenir lecteur dans une maison d'édition, c'était tout de même trop tentant.

Et bien devinez quoi ? Lapoof est sélectionnée ! Lucky !

(ah gomen, gomen, je suis (re)tombée dans Grande Line récemment)

Je vais donc recevoir (kitto) Des Nouvelles du Tibbar (du café du coin ?).

Je sens que ça va me plaire. Impatiente je suis.

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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 14:16
elantris chuteelantris rédemptionChute et Rédemption de Brandon Sanderson

D'habitude je ne prête que peu de cas aux éloges de la quatrième de couv'. Ce n'est en général rien de plus que de la propagande publicitaire. Il se trouve toujours quelqu'un pour avoir apprécié un bouquin et si ce n'est le cas on en trouve un autre qui voudra faire parler de lui par éloge interposée. Plus la personne est célèbre, plus elle est en rapport avec le sujet supposé du livre (elle ou son activité) et plus le livre a des chances de "marcher". Marketing quand tu nous tiens.

D'habitude... Sauf que dans le cas présent, la petite phrase élogieuse émane de Orson Scott Card, auteur faut-il le rappeler de La stratégie Ender, en bonne place dans mon top 10 des bouquins de SF, l'un des tout meilleurs de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent selon moi.

J'ai donc cédé à l'appel des sirènes. Ce n'est pas que je le regrette mais... je ne sais pas. Pour le coup je m'attendais à mieux. C'est qu'on m'avait vendu "Le meilleur roman de fantasy de ces dernières années". Hmmpfff. Comme quoi trop d'éloges tue parfois. 

Ceci dit Elantris n'est pas un mauvais roman. C'est même un bon bouquin, bien amené, avec des personnages aux personnalités complexes, un monde intéressant et des péripéties amusantes. Alors au fond qu'est-ce que je lui reproche ? Je sais pas trop... il lui manque quelque chose pour laisser une vrai trace dans ma mémoire. Je sais déjà que je l'aurai bientôt oublié ... et sans doute revendu.
Par La Poof - Publié dans : Côté bouquins
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