Côté bulles

Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 14:17

pere_no.jpg Une toute petite BD un brin irrévérenscieuse mais de circonstance aujourd'hui avec Le père... No!

Découvrez l'envers du décors ! Prenez en compte les sentiments de ce forçat de la fête organisée et plaignez-le, vraiment, le petit père ne rêve que de dire "No!" pour enfin profiter de ses futures vacances à se prélasser au soleil.

Mais prenez garde, vous risquez de regarder d'un autre oeil vos tout nouveaux chocolats...

Joyeux Noël !

Par La Poof - Publié dans : Côté bulles - Communauté : autour de la BD
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 13:03

Okko - Le cycle de l'EauOkko - Le Cycle de la Terre

Okko est une BD d'aventure dont l'action se situe dans un Japon médiéval légèrement saupoudré de fantastique avec quelques démons et divinités plus ou moins conciliantes. Le style samouraï est repris ici sans son vernis romanesque, un peu comme dans Le Vent des Dieux ou dans Samouraï Champloo.

Okko-1-42---700x933.jpgOn y suit les pérégrinations de Okko, rônin spécialisé dans la chasse aux créatures démoniaques, Noburo, un immense guerrier avec lequel il entretient des relations sans doute plus complexes qu'il n'y parait, Noshin, un moine ivrogne capable d'intercéder auprès des kamis élémentaires et Tikku, jeune serviteur/novice, qui va les accompagner suite à un malencontreux concours de circonstances et qui tient ici le rôle de candide et de narrateur. Le quatuor est bien en place, le récit se déroule de manière fluide avec quelques bonnes trouvailles.

Okko-1-28---700x933.jpgAu niveau du graphisme, Hub, aidé de Pelayo à la couleur, travaille beaucoup ses ambiances en jouant sur les nuances dominantes des cases. Ses tracés sont précis, très détaillés, dynamiques, très expressifs, tout en étant très réalistes. J'aime tout particulièrement le rendu des visages qui sont tous bien distincts les uns des autres et facilement reconnaissables y compris chez les personnages secondaires. Le tout donne une BD très agréable à lire, que personnellement j'ai beaucoup appréciée.


Okko-1-3---700x933.jpg

Tranquillement installé dans une maison de plaisir isolée de la lagune, Noburo, un mystérieux guerrier masqué, attend son maître en discutant avec une jeune geisha, Petite Carpe, ainsi nommée à cause du magnifique tatouage qui orne son dos, sous l'oeil attentif et protecteur de Tikku, le jeune frère de celle-ci.

Okko-1-19---700x933.jpgHub construit ses aventures en cycles de 2 tomes : le cycle de l'eau, le cycle de la terre, le cycle de l'air... pour le moment 6 tomes sont sortis dans plusieurs éditions différentes. Les deux premiers cycles ont déjà leur intégrale, d'excellente facture d'ailleurs. J'ai la première, je regrette presque d'avoir acheté les tomes suivants un par un.

On attend évidemment le cycle du feu...


challengeabccritiques1

H comme Hub

Par La Poof - Publié dans : Côté bulles - Communauté : autour de la BD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 08:21

Le Sourire du Clown 1

Une série en trois tomes finie qui met en scène la vie d'une cité, ses habitants, ses espoirs, sa violence, son amertume, ses rires, son curé, ses imams, le tout sur fond d'enquête autour d'un meurtre, celui de Groko, simple clown qui rêvait de changer le quotidien de la cité par le biais de l'humour et du rire.


J'avais de mémoire placé l'action dans une cité du Sud, ma région d'adoption, mais en vérité, ce n'est sans doute pas précisé. Qu'elles soient du nord ou du sud, les cités doivent à ce point se ressembler qu'on peut s'identifier sans mal à cette BD.


Le sourire du Clown 2 Brunschwig et Hirn avaient déjà collaboré sur Le pouvoir des innocents, assez proche du Sourire du Clown par bien des aspects. L'intrigue, si elle contient sa part de péripéties, s'appuie en grande partie sur la psychologie des personnages. On joue ici sur les travers de l'humain, de sa cruauté à sa générosité, et sur les situations qui en découlent. L'intrigue est très bien ficelée. L'ensemble forme un triptyque très cohérent et construit un peu comme un polar. Le dessin est très réaliste, avec une colorisation assez douce qui fait contrepoint aux émotions souvent fortes des protagonistes. S'il ne joue pas sur les découpages autant que les BD d'action de type comics ou manga, il n'en reste pas moins très dynamique.

Le sourire du Clown 31994. Dans la cité des Hauts Vents, Groko et Clock s'affairent près de leur roulotte. Malgré l'heure matinale, le petit Djin leur tourne autour comme chaque jour. Il est fasciné par Groko et son flot continu d'humour. Avisant une trompette, Djin essaye de souffler dedans. Groko lui explique alors avec force mimique comment positionner ses lèvres. C'est dans cette posture équivoque que les surprend la mère de Djin.

 

Malgré son titre, mais on s'en doutait au vu des visages sur les couvertures, magnifiques au demeurant, ce n'est pas une BD très drôle. Personnellement, j'aime beaucoup ces histoires sombres qui forment un tableau des humeurs et des moeurs.

 

challengeabccritiques1

B comme Brunschwig

Par La Poof - Publié dans : Côté bulles - Communauté : autour de la BD
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 09:34

 Nabi 1Nabi 2 Nabi 3

Non, je ne vais pas vous parler du mouvement artistique éponyme, mais vous emmène faire un petit détour du côté du manhwa, le manga coréen, avec un titre au graphisme époustouflant. C'est ce dernier qui m'avait fait choisir cet ouvrage au milieu des autres la première fois. A la fois limpide et très détaillé, d'une grande élégance de trait, il constitue l'élément fort de cette BD. 


La mystérieuse Dame Sabu éduque et élève sans distinction les orphelins qu'elle a  recueilliToujours emprunt d'une joyeuse effervescence, la maison du Lotus constitue pour eux un refuge où grands et petits sont heureux. Jusqu'au jour où Mumyeong (litt "sans nom" en chinois) fait son apparition.


nabi.jpg

 

Nabi retrace l'histoire d'orphelins recueillis par Dame Sabu et traqués par Mumyeong. Un récit d'aventure, sur fond de complot entre grandes familles, bien amené, au rythme aussi délicat que son tracé. Une oeuvre tout en finesse, empreinte de sérénité et de poésie, à la fois joyeuse et dramatique, et où l'esthétisme prime. Un bon moment de lecture surtout si, comme moi, vous tombez sous le charme du trait de Yeon-Joo Kim.


Le quatrième tome est prévu pour février 2011. Il semblerait que Nabi soit issu du recueil de nouvelles Nabi Prototype dont il reprend et creuse l'intrigue et les personnages. Je ne l'ai pas encore lu, mais ça ne va plus tarder puisqu'il est en route pour la maison.


Challenge ABC Critiques

K comme Kim

Par La Poof - Publié dans : Côté bulles - Communauté : autour de la BD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 08:00

Le Champ De L'arc-en-cielCe manga est typique des bouquins qu'on trouvait avant dans les îles : des livres qui ont été commandés à leur sortie et qui sont restés en rayon pendant des mois, voire des années, pour des raisons diverses où la qualité intrinsèque de l'oeuvre n'a pas grand chose à voir, et qui vont finir par se faire acheter longtemps après, alors qu'ils ne sont parfois plus disponibles nulle part. 

J'ai eu ici la chance de tomber sur une perle.

 

Le champ de l'arc-en-ciel est un one shot relativement inclassable. Il retrace l'histoire de personnages marqués par la vie, dans un contexte hyper réaliste et contemporain, et dans une ambiance à la fois très sombre, avec meurtres, disparitions, agressions, et très onirique, à la limite du fantastique parfois.

 

Des Jumeaux. Des milliers de papillons. Un élève tombe du toit de l'école. Un jeune homme discute avec un vieillard sur la terrasse de l'hôpital. Un autre se prépare à aller au travail. Une femme, partie depuis des années, est retrouvée morte dans un tunnel. Les enfants du primaire, effrayés par une légende urbaine, poussent une camarade dans un puits. Suzuki arrive dans sa nouvelle école.

 

Pan ! dans la gueule !L'intrigue, très construite, se développe en parallèle sur deux époques éloignées d'une dizaine d'années et pour une dizaine de personnages. On est souvent à la limite entre réalité et voyage intérieur, ce qui rend le tout parfois déroutant. Mais si on se laisse porter, le développement nous amène à découvrir petit à petit un tableau où les acteurs ressentent tour à tour un panel de sentiments cruels, désespérés, impuissants, violents à l'image de leur vie.

La violence, physique ou orale, dans sa banalité la plus sordide, est d'ailleurs omniprésente dans ce manga, ce qui lui a sans doute value son étiquette "pour public averti". Le tout laisse une impression de noirceur et de mystère teintés d'incohérence, comme un mauvais rêve au goût de réalité, à moins que ce ne soit l'inverse.


"Jadis, le philosophe Zhuangzi fit un rêve. Il rêva qu'il était un beau papillon. Le papillon vola ça et là, puis il s'endormit épuisé... Le papillon fit un rêve lui aussi. Il rêva qu'il était Zhuangzi. Lorsque Zhuangzi se réveilla, il ne savait plus si c'était lui qui avait rêvé du papillon, ou le papillon qui avait rêvé de lui."

 

Rêve de papillonSi la parabole est mondialement connue, elle était inévitable ici, dans cette histoire empreinte d'une réflexion sur le sens de l'existence et l'incertitude de la réalité, une histoire, qui plus est, parsemée de papillons dont le rôle n'est pas si anodin. Et puis elle est à l'image de l'intrigue qui s'enroule sur elle-même.

 

Personnellement, j'aime beaucoup ce type de constructions complexes, pleines de mystère et de non-dit, une construction magnifiquement servie ici par le graphisme hyper réaliste et reconnaissable entre mille de Inio Asano dont les images se suffisent souvent à elle-même. Ceci dit, ce manga pourrait perdre en route les lecteurs moins attentifs ou trop fatigués (comme certains petits jeunes de ma connaissance qui se reconnaîtrons) d'autant que l'ambiance sombre et globalement pessimiste qui s'en dégage pourrait déplaire.

Mais ce serait dommage car cette BD est pour moi vraiment intéressante, dans une édition très soignée avec sa jaquette noire sur une couverture représentant une nuée de papillons blancs sur fond rose vif. Il fallait oser, mais le rendu est intéressant.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les personnages et les thèmes développés, je vous invite à lire l'excellente critique que j'ai trouvée ici.

Juste pour dire je trouve que Suzuki, dans la dernière planche, ressemble un peu à Asano, pas vous ?

 


 

Challenge ABC critiques

A comme Asano

 


Par La Poof - Publié dans : Côté bulles - Communauté : autour de la BD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés