Côté cinéma


Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /2008 04:27

Le centre culturel Charles Baudelaire de Rosehill organisait, en ce début de mois, île courts 2008, festival international du court métrage à Maurice.

Ce que j'aime dans les courts métrages, c'est qu'il font passer un maximum d'émotions et de messages en un minimum de temps. C'est un exercice très différents du cinéma je trouve, proche de la nouvelle plus que du roman, accentuant le trait pour permettre une lecture rapide. L'humour y est souvent très présent, même si il est parfois caustique (ce qui n'est pas pour me déplaire). Satiriques ou délirant, ils amènent un regard nouveau sur un thème souvent inattendu voire dérangeant.

A une époque à la télé il y avait des émissions sur les courts métrages. Il y en a une que je regardais souvent (je ne sais pas si j'ai jamais su son nom ;) ). De ces nombreuses heures de visionnage, je ai retenu deux titres : Le seau bleu et La mort du rat. C'est marrant que ces deux-là m'aient marqué. Pour la petite histoire je n'ai croisé qu'une seule autre personne qui avait vu La mort du rat, l'instit de ma fille.

Les trois courts métrages que j'ai vu avec la classe de ma fille troisième du nom sont classé jeunesse bien sûr. Ils étaient très différents les uns des autres mais me semblent être tous les trois assez vieux. C'est marrant parce que, vérification faite, deux d'entre eux sont de 2007.

Isabelle au bois dormant Isabelle au bois dormant - Sleepy Betty

un film de Claude Coutier (2007 / Canada / 9 min)

Le conte de Perrault revisité dans un monde anachronique et loufoque. On y croise la Reine Victoria et le Prince Charles aux côtés d'un martien émotif et de dragon à tête d'élan.

C'est drôle et accessible à tous les âges par sa lecture à plusieurs niveaux : scènes cocasses et références culturelles se cotoient.


Le ballon rouge Le ballon rouge

(1956 / France / 45 min)

Y a pas à dire, le rythme des films a grandement changé en 40 ans. Même si les courts métrages ne suivent sans doute pas les mêmes canons que les films d'action, celui-ci nous a paru bien longuet. Et c'est dommage parce que l'histoire est intéressante. Ce n'est pas un film humoristique, mais une critique de la société (du moins celle des enfants des années 50) avec pour thème l'enfance, l'envie, la méchanceté.

C'est un film qui à son époque a été beaucoup primé. Pour le thème développé sans doute mais peut-être aussi pour ses prouesses techniques (pour l'époque je trouve que les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais je ne suis pas une spécialiste)

La Saint Festin La Saint Festin

Anne-Laure Daffis et Léo Marchand (2007 / France / 15 min)


Hourrahhhh ! Demain c'est le 40 novembre ! C'est la Saint Festin, la grande fête des ogres ! Alors si vous n'avez pas encore attrapé d'enfant, dépêchez-vous et .... bonne chasse !

Perdre ses dents pour un ogre c'est embêtant

Il est bien attachant cet ogre qui ne rêve que de gâteaux enfant/framboise/chocolat. C'est qu'il se prépare à la Saint Festin mais le pauvre a  quelques difficultés à réunir les ingrédients depuis qu'il a perdu ses dents

Très primé lui aussi, ce film a été réalisé avec de multiples techniques qui lui donnent une texture particulière qui personnellement m'a un peu destabilisée au départ. J'ai un peu de mal quand on mélange dessins, collages, images réelles. Mais finalement le rendu est marrant.

Par La Poof - Publié dans : Côté cinéma
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Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /2006 12:16
Ca y est, j'ai enfin réussi à voir Harry Potter et la coupe de feu (oui je sais, il est censé sortir dans une dizaine de jour mais il a presque fait le tour du monde celui-là pour atterrir dans mon salon :).
Pour le coup, je suis un peu déçue. Alors je l'ai regardé 2 fois pour être sûre. Je sais pas,
il manque quelque chose.
Des bouts d'histoire un peu partout tout d'abord. Les livres sont de plus en plus épais, impossibles à faire passer en totalité je reconnais, mais je me demande du coup si les suppressions se font en concertation avec J.K. Rowling qui, c'est connu, égraine des indices pour la suite un peu partout dans ses romans.
Et puis j'attendais beaucoup de certaines scènes (
ha la la, ces fans alors, quelle bande de casse-pieds) comme par exemple, les dragons dont on ne voit finalement que le Magyar à pointe dans une poursuite qui n'a d'autre intérêt que de pouvoir être reprise dans un jeu vidéo (même si ses déplacements sur le toit du château étaient plutôt sympa) ou bien les pouvoirs charmeurs des étudiantes de BeauxBâtons (qui passent pour des greluches pour le coup, Fleur Delacour en tête, ce qui ne correspond pas au personnage du livre).

En revanche, on a présenté celui-ci comme étant plus sombre, plus effrayant, pas du tout adapté aux enfants... Je ne pense pas en fait, même si ça dépend de l'âge et de la sensibilité du gosse bien sûr.
On entre tout de suite dans le vif du sujet certes, mais dans les premiers, les balades en forêt, Voldemort à l'arrière de la tête de Quirell et le basilic n'étaient pas spécialement joyeux, non plus que le saule cogneur,
les araignées géantes, le loup garou ou encore les détraqueurs.
Non, le plus sombre des quatre films est peut-être Le prisonnier d'Azkaban, même si, dans La coupe de feu, il y a un côté choquant avec la mort d'innocents. Mais ceux qui auront lu les livres savent que plus on avance vers le dénouement, plus il y aura de morts.
On avance aussi en âge et les problématiques ado apparaissent. Ce n'est pas trop mal rendu, le jeu de Rupert s'étant amélioré (il revient de loin, faut reconnaître), même si je n'ai pas apprécié qu'Hermione passe pour une hystérique ce que je n'avais pas, mais pas du tout interprêté comme ça à la lecture.
Dans les bonnes surprises, on a également un lot de nouveaux personnages, dont notament Miranda Richardson excellentissime dans son rôle de
Rita Seekers, l'insupportable journaliste, et Brendan Gleeson qui campe un professeur Maugrey Fol-Oeil plutôt rock'n roll.

Bon, je dois lui reconnaître quelques qualités finalement. Je suis sans doute déçue parce que je l'attendais depuis longtemps et que j'avais pas mal projeté. Peut-être aussi ai-je du mal à supporter les incohérences qui sont de plus en plus nombreuses entre les différents volets (c'est ça d'avoir des réalisateurs différents à chaque fois ou presque, chacun veut mettre "sa" touche). Mais bon, ça ne m'empêchera pas de le revoir.

© J.K. Rowling - Warner Bros
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Dimanche 26 mars 2006 7 26 /03 /2006 13:49
 

Eh bien voilà, je voulais emmener mes grandes voir Nanny Mc Phee ce matin mais entre la punition de l'une et ce f.... changement d'heure, fourbe il faut bien le dire, j'ai raté mon coup. Je me suis fait avoir sur ce coup là. Enfin, j'aurai tout de même vu Pompoko hier avec ma pitchoune.


Pompoko retrace la lutte des tanukis contre l'urbanisation galopante de Tokyo. Sorte de canidés ressemblants à des ratons laveurs, les tanukis sont des êtres paisibles qui vivent tranquillement aux côtés des humains et ils ne réalisent que tardivement l'invasion de ceux-ci dans leur forêt. Il tiennent alors conseil pour décider de ce qu'il convient de faire. Ayant une forte propention à l'indolence et à la fête, ils sont assez désorganisés mais ont tout de même un atout majeur : ils maîtrisent Le Grand Art de la Métamorphose.


Le propos est écologique, donc, mais de manière sobre et imagée, comme souvent dans les animations japonaises. C'est un film qui peut être vu à plusieurs niveaux. Ma fille (3 ans) était assez attentive même si elle a trouvé un peu long (1h55, au bout de 1h20, elle a commencé à "remuer"). C'était pourtant plutôt vivant, parfois un peu décousu peut-être. Le film a été réalisé en 1994 par Isao Takahata, plus connu pour Le tombeau des lucioles et par les studios Ghibli qui régulièrement font la pige à Grandes Oreilles dans le box office des films d'animation.


En parlant des studios Ghibli, il y a de nombreuses références au folkore japonais dans Pompoko, des références que j'avais déjà rencontrées dans Le voyage de Chihiro et qui apportent une dimension culturelle supplémentaire, même si elle reste obscure. Et à ce propos :  c'est quoi cette tête bondissante ?

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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /2006 12:25

Non ce n'est pas le titre d'un nouveau film avec Clavier et Reno. C'est le nom du 2ième festival de film jeunesse de Valbonne. Ca se passe du 22 au 27 mars au cinéma de VSA. Au programme 7 films, sélectionnés pour un public ayant entre 8 et 12 ans :

  • Bandits, bandits
  • Nanny Mc Phee
  • Zaïna, cavalière de l'Atlas
  • Pompoko
  • Le monde de Narnia
  • Les 5000 doigts du Docteur T.

 

Toutes les séances sont à 3 euros pour les enfants et certaines le sont pour les adultes. Il y a même possibilité de visiter le local de projection avant les séances de 15h et de 18h !

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Jeudi 9 mars 2006 4 09 /03 /2006 20:41

Je ne sais pas vous mais je considère d'abord une oeuvre plutôt que son créateur. En fait, plus honnêtement, j'ai beaucoup de mal avec les références quel que soit le sujet ce qui m'a valu bien des déboires en histoire à l'école (alors que j'adorais l'histoire un comble) et aurait compromis pour moi toute carrière dans la recherche (mais si mais si, il y a des femmes dans la recherche qui font autre chose que du secrétariat). Cette tendance qu'a ma cervelle de piaf à ne garder que les informations "vitales" pour elle, me fait passer au mieux pour une étourdie au pire pour une inculte. Mais elle a tout de même un avantage certain à mes yeux, c'est que, parfois, je "découvre" inopinément que je suis attirée par un artiste, un auteur, un réalisateur, un illustrateur.... Cette découverte me fait le même effet que celle du gamin qui vient de tomber sur le bocal contenant la promesse qu'il aura d'autres bonbons aussi succulents que ceux qu'il vient de manger.

Alors voilà, j'ai sans doute manqué de perspicacité, mais je viens de découvrir que Hans Kruber, l'implacable mais très fin terroriste de Piège de cristal, le truculent Shérif de Nottigam et le sombre et mystérieux Professeur Rogue sont campés par un seul et même acteur : l'excellent Alan Rickman. Le croirez-vous ? c'est son petit sourire mi-figue mi-raisin qui m'a mise sur la voie. Du coup, je me suis penchée sur sa filmographie et j'ai découvert qu'il avait joué dans un grand nombre de films, le plus souvent des seconds rôles qui ont éclipsés les premiers (rôles). Il en a également réalisé un : L'invitée de l'hiver en 1997 dans lequel il n'a pas joué contrairement à beaucoup d'autres acteurs qui s'essayent à la réalisation, et qui a été nominé au festival de Venise et primé à celui de Chicago.

 

 

Et surtout, il sera bientôt dans les salles dans Le parfum et dans Snow cake...


Alors ? vous l'aviez reconnu ?

Par La Poof - Publié dans : Côté cinéma
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