Le centre culturel Charles Baudelaire de Rosehill organisait, en ce début de mois, île courts 2008, festival international du court métrage à
Maurice.
Ce que j'aime dans les courts métrages, c'est qu'il font passer un maximum d'émotions et de messages en un minimum de temps. C'est un exercice très différents du cinéma je trouve, proche de la nouvelle plus que du roman, accentuant le trait pour permettre une lecture rapide. L'humour y est souvent très présent, même si il est parfois caustique (ce qui n'est pas pour me déplaire). Satiriques ou délirant, ils amènent un regard nouveau sur un thème souvent inattendu voire dérangeant.
A une époque à la télé il y avait des émissions sur les courts métrages. Il y en a une que je regardais souvent (je ne sais pas si j'ai jamais su son nom ;) ). De
ces nombreuses heures de visionnage, je ai retenu deux titres : Le seau bleu et La mort du rat. C'est marrant que ces deux-là m'aient marqué. Pour la petite histoire je n'ai croisé
qu'une seule autre personne qui avait vu La mort du rat, l'instit de ma fille.
Les trois courts métrages que j'ai vu avec la classe de ma fille troisième du nom sont classé jeunesse bien sûr. Ils étaient très différents les uns des autres mais
me semblent être tous les trois assez vieux. C'est marrant parce que, vérification faite, deux d'entre eux sont de 2007.
Isabelle au bois dormant - Sleepy Betty
Le conte de Perrault revisité dans un monde anachronique et loufoque. On y croise la Reine Victoria et le Prince Charles aux côtés d'un martien émotif et de dragon à tête d'élan.
C'est drôle et accessible à tous les âges par sa lecture à plusieurs niveaux : scènes cocasses et références culturelles se cotoient.
(1956 / France / 45 min)
Y a pas à dire, le rythme des films a grandement changé en 40 ans. Même si les courts métrages ne suivent sans doute pas les mêmes canons que les films d'action,
celui-ci nous a paru bien longuet. Et c'est dommage parce que l'histoire est intéressante. Ce n'est pas un film humoristique, mais une critique de la société (du moins celle des enfants des
années 50) avec pour thème l'enfance, l'envie, la méchanceté.
C'est un film qui à son époque a été beaucoup primé. Pour le thème développé sans doute mais peut-être aussi pour ses prouesses techniques (pour l'époque je trouve
que les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais je ne suis pas une spécialiste)
Anne-Laure Daffis et Léo Marchand (2007 / France / 15 min)
Hourrahhhh ! Demain c'est le 40 novembre ! C'est la Saint Festin, la grande fête des ogres ! Alors
si vous n'avez pas encore attrapé d'enfant, dépêchez-vous et .... bonne chasse !
Perdre ses dents pour un ogre c'est embêtant
Il est bien attachant cet ogre qui ne rêve que de gâteaux enfant/framboise/chocolat. C'est qu'il se prépare à la Saint Festin mais le pauvre a quelques difficultés à réunir les ingrédients depuis qu'il a perdu ses dents
Très primé lui aussi, ce film a été réalisé avec de multiples techniques qui lui donnent une texture particulière qui personnellement m'a un peu destabilisée au
départ. J'ai un peu de mal quand on mélange dessins, collages, images réelles. Mais finalement le rendu est marrant.

Je ne sais pas vous mais je considère d'abord une oeuvre plutôt que son
créateur. En fait, plus honnêtement, j'ai beaucoup de mal avec les références quel que soit le sujet ce qui m'a valu bien des déboires en histoire à l'école (alors que j'adorais
l'histoire un comble) et aurait compromis pour moi toute carrière dans la recherche (mais si mais si, il y a des femmes dans la recherche qui font autre chose que du secrétariat). Cette tendance
qu'a ma cervelle de piaf à ne garder que les informations "vitales" pour elle, me fait passer au mieux pour une étourdie au pire pour une inculte. Mais elle a tout de même un avantage
certain à mes yeux, c'est que, parfois, je "découvre" inopinément que je suis attirée par un artiste, un auteur, un réalisateur, un illustrateur.... Cette découverte me fait le même effet que
celle du gamin qui vient de tomber sur le bocal contenant la promesse qu'il aura d'autres bonbons aussi succulents que ceux qu'il vient de manger.
Alors voilà, j'ai sans doute manqué de perspicacité, mais je viens de
découvrir que Hans Kruber, l'implacable mais très fin terroriste de Piège de cristal, le truculent Shérif de Nottigam et le sombre et mystérieux Professeur Rogue sont
campés par un seul et même acteur : l'excellent
également réalisé un : L'invitée de l'hiver en
1997 dans lequel il n'a pas joué contrairement à beaucoup d'autres acteurs qui s'essayent à la réalisation, et qui a été nominé au festival de Venise et primé à celui de Chicago.
Et surtout, il sera bientôt dans les salles dans Le parfum et dans Snow
cake...


































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